6 jours d’Ouest.
Saveur du mot « silence« .
Même les livres sont une distraction qui empêchent le cerveau de faire le vide.
J’ai toujours cru que ton tableau d’océan avait été peint de ce côté.
Brouhaha, corps embrouillés, charnier.
Pays de bruine, crachin, monts embrumés.
L’océan nous rend forcément humbles devant tant de puissance, un creux, de l’écume, un pied dedans et tout disparaitrait.
C’est un appel, un écho lointain qui susurre une trêve méritée : « Viens à moi, ici, point d’humains, pas un son de trop, seulement un flux pour te bercer.«
Va et viens hypnotiques, j’y mettrais bien mes reins, sentir la houle me transporter dans un blanc baiser.
Bretagne 2008 / Pays Basque 2009, balbutiements du périple océanique.
Ha oui, l’océan… j’irais bien y faire un tour, là.