Know what we want and we get it from you, we do what we like and we like what we do!
Andrew W.K. – Party Hard
Il y aura toujours ceux qui attendent le changement, ceux qui le provoquent, ceux qui par leur manière même de vivre démultiplient les possibilités. Cela parait bien théorique, et pourtant…
Juin 2005. Après un an chez LDLC, j’ai l’opportunité de me faire licencier. Ma carrière professionnelle n’est pas encore bien dessinée : c’est le moment de faire ce que j’aime pour préparer l’avenir. Je passe donc du temps à organiser des shoots photo, à poser de plus belle et à me remettre à jour niveau conception XHTML/CSS. Je commence à cherche activement un nouveau job au bout d’un an.
Sept. 2006. Je postule pour une place de webdesigner par relation intermédiaire : un de mes photographes rencontré l’année dernière. La structure est petite, ma polyvalence est appréciée, je goûte à la création, à l’intégration, à la comptabilité, à la gestion client, aux rendez-vous commerciaux, bref tout des projets de A à Z. Parallèlement, j’entretiens une relation à distance avec un québécois brun.
Déc. 2007. Malgré mes démarches pour obtenir un visa et émigrer au Canada, l’administration me claque la porte au nez. Pas assez d’études, cette partie du monde est réservée aux bacs +5. Rupture sentimentale. Tant pis.
Mai 2008. C’est la débandade au boulot, Gilles et un autre collègue sont virés, notre super équipe était la dernière raison motivante pour venir travailler. L’idée de monter ma propre structure germe, je propose à Gilles de nous associer et je négocie mon licenciement. Les réserves financières accumulées pour mon émigration vont finalement servir à apporter une partie du capital de Kinesphère.
Aujourd’hui. Mon boulot me plait toujours autant, j’apprends perpétuellement, il nourrit ma polyvalence. J’ai l’agenda que je veux, et il y a de la place pour tout ce qui me passionne : la photographie, les séances modèle, les concerts, les voyages, les humains.
Conclusion. J’ai parfois bien du mal à faire comprendre aux autres l’adage « Quand on veut, on peut« . Les réponses ne sont jamais longues à fuser : « Tout le monde n’est pas favorisé par sa naissance, son physique, ses revenus » etc. Certes. Il suffit probablement d’avoir des rêves à la portée de ses moyens, et de tout faire pour y arriver. Ce n’est ni un arbre ni deux qui vont m’empêcher de profiter de la forêt.
Demain? Valider mon mode vie sur le moyen terme, rencontrer toujours plus de personnes passionnées et pourquoi pas apporteuses d’affaires. All around the world.