Entrepreneur, Manowar, même combat

Petit manuel entrepreneurial à l’attention des guerriers.
Ou petit manuel guerrier à l’attention des entrepreneurs.
Quand les lexiques s’emmêlent.

Entrepreneur : Personne qui mobilise et gère des ressources humaines et matérielles pour créer, développer et implanter des entreprises commerciales. > en savoir plus 
Manowar : Groupe de heavy metal américain formé en 1980 mettant l’accent sur la puissance de leur musique et une imagerie guerrière. > en savoir plus

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Innernote #4

Mon rythme de vacances s’est comme liquéfié depuis mon arrivée à San Francisco. La faute à la météo locale, à l’ambiance générale de la ville. Ici tout est cool. On ne se fait pas écraser à chaque coin de rue, les trottoirs sont propres, les locaux aimables, la météo démente pour ma peau de rousse. Tout est bien, équilibré, lumineux, agréable à vivre. Les quartiers ne se ressemblent pas, certains sont moins bien famés que d’autres mais je ne me suis jamais sentie en insécurité, contrairement en France où se faire accoster dans la rue n’est jamais bon signe.

J’ai couvert une grande partie de la ville à pieds, pris quelques photos, beaucoup de notes. Je ne me lasse pas de me promener ici, à errer sans but précis. J’en suis même arrivée à faire un footing seule hier soir. Ici, les gens courent de partout. D’ailleurs, il y a trois choses à retenir : les habitants sont fiers de ce qu’ils sont et l’affichent ouvertement (chinois, italiens, gays, geeks), ils ont presque tous des petits chiens de race (surtout dans les collines) et ils font tous du sport (le nombre de coureurs en fin d’après-midi est impressionnant sur les collines).

Finalement, mon cerveau a totalement décroché de mon emploi du temps français. Nouveau décalage. J’avais quitté Québec et Montréal en souffrance. Les journées grises avaient fini par plomber mes vacances et tout ce qui m’avait retenue prisonnière 15 jours avant était remonté à ma gorge. Vomissures. Épuisement et mal-être, toujours cette impression de ne pas être réellement à ma place dans le milieu professionnel que j’avais laissé derrière moi.

Le jour-même de cet état de « crise », j’en parlai à Nathalie et Mathias, qui comprirent que trop bien mes inquiétudes.

Arrivée à San Francisco, j’ai commencé à établir des listes, sur tout. Sur ce que je considérais comme important à mes yeux, professionnellement et personnellement. Ces listes ne me donnent pas une solution toute prête à appliquer. Elles sont simplement le mérite de m’aider à mieux comprendre ce que j’imagine de meilleur pour mon retour en France.

Innernote #3

Quelle importance donner au virtuel, à l’informatique, aux réseaux, aux sites web, à mon travail, quand on peut toucher, quand on peut s’émerveiller, quand on peut rencontrer, croiser, faire vibrer les cordes de son arc, toucher les gens, concrétiser le vrai en vous parlant, quand on peut forger un présent qui soutiendra de ses fondations nos plus sombres recoins, quand on peut trouver de l’importance dans la terre, bénir les matins blottis, regarder la route comme une expérience à plusieurs, quitter les outils factices que nous finissons par croire importants, se réveiller le lendemain de cette mascarade, amers, en manque, prêts à se replonger dans les 60h par semaine – on en redemande ! – éborgnés par le besoin de salaire, vendant à tour de bras nos cerveaux engourdis – vite un shoot! – pour gagner un mois de plus, la terre, les cris, les larmes n’ont pas leur place parmi vous, non vous voulez produire, vendre un service, on met l’étiquette « utile » pour assommer la conscience, on finit par y prendre goût quand la masse plussoie, on cause bits, on peint pixels, on se regarde à peine le matin par peur de toucher le miroir et de scruter une carcasse vide, et pendant ce temps on fait des listes de rêves pour plus tard, quand le plus tard gagne deux ans tous les six mois on s’indigne sur Twitter, « non mais je suis bonne dans ce que je fais« , alors quitte à avoir un monde bordélique je prendrais bien la tangente en brûlant ce qui m’étouffe puisque personne ne peut me promettre un lendemain meilleur à la  hauteur de mes espérances quand je reprends vie loin de vous autres machines.

(Je m’étais mentie en pensant que ce que je faisais de mieux ce sont des putains de sites Internet.  La vérité ? Je suis bonne à être lucide, je suis bonne à être curieuse, je suis bonne à mettre de l’énergie dans n’importe quel projet qui me tient à coeur. Alors quelle importance mettre dans mon autre vraie vie ? Non mais sans déconner, des sites Internet ?)

Startup Weekend Lyon, 54h au coeur d’une équipe (vraies valeurs inside)

Dépêchée sous la casquette des Girlz In Web, j’ai débarqué ce vendredi 18 février 2011 à l’École de Commerce 3A où débutait le Startup Weekend, première édition organisée à Lyon.

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